Vous avez une plateforme de gouvernance IA. Qui a mesuré vos données ?

Le marché des outils « AI Act » est bruyant. Mais derrière le même mot-clé se cachent deux métiers distincts, souvent confondus — et cette confusion peut vous laisser avec un trou exactement là où l’article 10 vous attend.

Deux métiers, pas un

Gouverner la conformité, c’est l’organiser : classer le risque de vos systèmes, tenir un registre, mapper des contrôles, produire des rapports prêts pour le régulateur, garder une piste d’audit. C’est ce que font les plateformes de gouvernance IA — et elles le font bien.

Prouver la donnée, c’est autre chose : aller dans le jeu de données d’entraînement et mesurer sa provenance, sa qualité, ses biais — puis en tirer un dossier défendable. Ce n’est pas de l’orchestration, c’est de l’analyse.

Une plateforme de gouvernance vous donne le classeur et les onglets. Elle ne remplit pas, à votre place, l’onglet où il faut écrire ce que valent vraiment vos données.

Ce que l’article 10 réclame précisément

L’article 10 ne demande pas un registre. Il demande, pour un système à haut risque, de documenter et démontrer que les données d’entraînement sont pertinentes, représentatives, aussi exactes et complètes que possible, et examinées pour les biais — avec la provenance tracée et le tout maintenu dans le temps.

Autrement dit : une preuve au niveau de la donnée, pas une déclaration au niveau du processus. « Nous avons une politique de gouvernance des données » ne remplit pas cette exigence. « Voici, mesuré sur ce dataset, le taux de valeurs manquantes, la disparité de traitement entre groupes, l’origine de chaque source » — ça, oui.

Le trou

C’est là que la plupart des piles s’arrêtent. La plateforme de gouvernance sait qu’il faut un dossier de données ; elle ne le produit pas. Les mesures, elles, vivent au mieux dans des notebooks épars de l’équipe data — pas dans un dossier opposable, pas maintenu, pas indépendant.

Résultat : le jour de l’audit, l’onglet article 10 est un cadre vide.

Où se place Conformlex

Nous ne remplaçons pas votre plateforme de gouvernance — nous remplissons l’onglet qu’elle laisse vide. Notre outil tourne là où sont vos données (in-place, elles ne sortent pas), mesure provenance / qualité / biais, et produit le dossier article 10 opposable, maintenu quand vos sources changent. Ce dossier s’attache à votre plateforme existante.

La question utile n’est donc pas « quelle plateforme AI Act choisir ? » mais : qui a mesuré vos données ?

Repère indicatif, pas un avis juridique. L’AI Act évolue (Digital Omnibus) — à confirmer pour votre cas. Un diagnostic structuré lève l’ambiguïté.