1Pas de licence, mais une responsabilité
Aucune profession réglementée « auditeur art. 10 », aucun diplôme d'État obligatoire. Votre signature est une attestation professionnelle : elle vaut par votre crédibilité et vous engage.
- Trois volets de crédibilité : AI Act (AIGP), RGPD (DPO/CIPP-E), audit (ISO 42001).
La valeur perçue vient enfin de l'historique (shadowing / co-signature d'abord) et de l'indépendance : savoir dire « non, ça repart » donne du poids au « oui ».
2Les certifications, volet par volet
- AI Act / gouvernance → AIGP (IAPP) : la plus directement liée, sans prérequis — l'ancre du profil.
- RGPD → DPO (référentiel CNIL, souvent finançable via le CPF, avec prérequis d'expérience) ou CIPP/E (IAPP, sans prérequis).
- Audit → ISO/IEC 42001 Lead Auditor (PECB) : la posture d'auditeur d'un système de management de l'IA.
Point de départ pour un débutant : l'AIGP (sans prérequis) + la norme interne (les 8 rubriques). Les titres « seniors » viennent avec l'expérience.
3La RC Pro et la responsabilité
La Responsabilité Civile Professionnelle couvre le préjudice causé à un tiers par une faute dans la prestation — typiquement un dossier signé qui se révèle erroné.
Elle ne remplace pas la compétence ni la diligence : un assureur peut se retourner en cas de faute grave. Et c'est souvent un prérequis d'entrée chez un client réglementé — une direction juridique de banque demandera « qui répond si le dossier est faux ? ».
4Déontologie et crédibilité
La crédibilité d'un signataire repose sur son indépendance vis-à-vis de qui le rémunère : un signataire qui dit toujours « oui » ne vaut rien. On refuse sous pression ce qui ne tient pas, et on ne signe pas ce qu'on a soi-même conçu — ni ce sur quoi on a préalablement conseillé le client (concevoir ou conseiller puis attester = conflit d'intérêts).
La valeur se construit : certification(s), maîtrise de la norme, puis track record (shadowing / co-signature avant de signer seul). Ni un titre auto-décerné, ni un tarif cassé ne fabriquent la confiance.